Fin août 2017 à Paris, IXème congrès

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« Fin août à Paris… dans les arènes de Montmartre : le soleil donne à plein sur les vieux gradins de pierre. Chacun entre, lance un regard heureux vers ceux qui sont déjà là, prend place, goûte à la joie simple d’écouter musiciens et poètes jouer, lui raconter Paris, la Seine.

Dans ce lieu tout intime des arènes de Montmartre, presque insoupçonnable à côté du funiculaire et juste en dessous de la basilique, s’ouvre, cet après-midi-là, le IXème congrès international « Et si la Beauté pouvait sauver le monde ? ». Une aventure à laquelle participe le Café des Arts, puisant aux mêmes sources le projet culturel et artistique qui est le sien à Grenoble.

Et pour l’occasion la Cartoucherie de Vincennes nous a ouvert ses portes. Delectare, movere, docere, comme le disaient au XVIème siècle les musiciens baroques – et l’Antiquité avant eux : se laisser réjouir, émouvoir, enseigner. C’est l’intention, la feuille de route de ces journées. Quatre jours d’une étonnante simplicité où, par petits groupes familiers, nous visitons, rencontrons des artistes, formons des ateliers de paroles. Où nous sommes invités aussi à faire des expériences de rythme, à partager des repas, à écouter au fond d’un café un bout d’histoire de Paris, à découvrir une œuvre musicale, picturale.

En résumé un plongeon improbable dans une conversation tous ensemble. Étonnant n’est-ce pas ? Merveilleux en tout cas. On peut vivre des choses essentielles qui ne sont pas graves ! Et on peut vivre cette écoute, cette précieuse intimité aussi… à deux cents personnes ! C’est le grand cadeau de ces journées. »

Ce message des animateurs du Café des Arts donne la couleur particulière de la dernière édition du Congrès. Nous avions rêvé en effet que les conversations préparatoires commencées en mars 2016 à Paris et ailleurs puissent s’élargir à un plus grand nombre sans perdre un gramme de la profondeur des propos échangés à quelques-uns. Le pari était de réussir le passage de la musique de chambre à l’orchestre symphonique.

Il était aussi de passer de la beauté éclatante que l’on voit, celle de Paris le premier jour, à celle plus réelle encore, née de la rencontre,  mais qu’on ne voit pas d’emblée

La Cartoucherie de Vincennes était le lieu idéal pour ce double pari : merci aux théâtres de l’Aquarium, de la Tempête et du Soleil qui nous ont ouvert leurs portes. Merci aux artistes, musiciens, danseurs, comédiens, peintres et photographes qui ont animé ces journées, aux jardiniers, architectes et urbanistes qui nous ont fait découvrir  Paris, aux Musées Branly et Bourdelle qui nous ont réservé des visites exceptionnelles, aux gracieux interprètes qui ont fait circuler la parole entre angolais, allemands, lituaniens, italiens….

Dans cette aventure,  la minuscule équipe chargée des questions logistiques a peut-être tenu  le premier rôle en permettant que le rêve ne se brise pas sur les contraintes matérielles mais au contraire qu’il y prenne forme. Ce fut l’une des belles leçons et des joies de cette IXème édition que de voir le fond et la forme se prêter assistance l’un à l’autre, patiemment, tout au long du chemin.

« Continuons bellement cette conversation avec chacun… » comme nous y invitent ceux du Café des Arts,  en nous retrouvant en congrès permanent ici ou là. Rappelons-nous aussi qu’Alejandro et Alessandro proposent de tenir notre prochaine plénière à Florence, qu’Orlando Domingos veut préparer une rencontre en Angola, et que les congressistes lituaniennes, Giedre, Nijole, Kristina, Skaidra…souhaitent une rencontre congrès à Vilnius en 2018.  A suivre…

Elisabeth Toulet

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