La dynamique du Congrès au Forum Social Mondial de Montréal du 8 au 14 août 2016

Une petite délégation du congrès, formée d’autochtones et de québécois de cultures différentes, francophones, anglophones et immigrés, participera au Forum Social Mondial de Montréal – Un autre monde est nécessaire, ensemble il devient possible, du 8 au 14 août prochain. Elle animera l’espace Communautés en Cercle où auront lieu des Cercles de Parole et de Confiance, des ateliers, des spectacles de marionnettes courtes formes. Le spectacle Voix du Silence créé à partir des témoignages des survivants autochtones des pensionnats sera également présenté*.

voix du silence1

Le Forum Social Mondial, un Autre Monde est Possible a été créé à Porto Alegre au Brésil comme une alternative sociale au Forum économique mondial de Davos.

Il se déroulera pour la première fois cette année dans un pays du G20 et Montréal a été spécifiquement choisi du fait de la réalité autochtone du Canada. La présence de représentants du congrès à cet événement nous est apparue comme incontournable, dans la suite du congrès de 2014 et de nos engagements avec nos amis des Premières Nations à travers divers projets depuis 2008.

Pour en savoir plus sur ces Communautés en Cercle, consultez la présentation sur le site Internet du Forum Social Mondial

Une table ronde sur le thème de la vie symbolique avec Geneviève Collard chargée de projets, innue, Agusti Nicolau Coll, Christian Roy et Karim Haroun, cinéaste, sera également organisée dans le cadre du FSM.

Une table ronde sur l’éducation est en cours de préparation. Jean-Noël Pontbriand, poète, auteur et professeur émérite de l’université Laval y participera avec d’autres invités.

 

Isabelle Forest

*Pendant plus de 100 ans un décret gouvernemental a forcé les parents autochtones du Canada à envoyer leurs enfants dès l’âge de 4 ans dans des pensionnats, religieux ou laïcs, qui avaient reçu pour mission d’« isoler les enfants et les soustraire à l’influence de leurs foyers, de leurs familles, de leurs traditions et de leur culture, et de les intégrer par l’assimilation dans la culture dominante. Ces objectifs reposaient sur l’hypothèse que les cultures et les croyances spirituelles des autochtones étaient inférieures. D’ailleurs, certains cherchaient selon une expression devenue tristement célèbre à tuer l’indien au sein de l’enfant » (extrait des excuses officielles du gouvernement canadien en 2008).

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