Simone Weil, la beauté et le travail humain par Jane Doering

janeSimone Weil est une de ces lumières dont la brillance continue à nous illuminer par sa perspicacité à analyser ce qui nous rend pleinement humain. Malgré la nuit très sombre qui recouvre l’Europe de son époque, elle a pu avoir une vision éclairante d’un travail qui combine la pensée et l’action, qui perfectionne notre qualité d’attention et qui offre des reflets de beauté. Philosophe et pragmatiste, elle a passé sa vie à chercher à comprendre les causes de l’oppression sociale, surtout celle imposée sur les ouvriers.
Au début, comme activiste dans les syndicats, elle était sûre qu’une solution rationnelle des conditions malsaines dans les usines pourrait voir le jour si les ouvriers réfléchissaient ensemble et s’unissaient dans leurs demandes de justice. Cependant, l’omniprésente lutte pour le pouvoir chez les syndicalistes et leurs chefs a éteint tout espoir. Cette même lutte de pouvoir existe toujours.

Plus tard, sous l’effet de trois contacts révélateurs avec le christianisme, elle s’est réorientée. Elle s’est mise à la recherche des « formes de vie sociale où la contrainte ne détruit pas cette chose délicate et fragile qu’est un milieu favorable au développement de l’âme ».

Elle place alors le travail spirituel au centre de cette civilisation idéale sachant pleinement que le travail comprend un élément inexorable de monotonie et de sacrifice. Les remèdes, d’après elle, pour ces épreuves accaparantes, sont assujettis à une réorganisation essentielle de l’atelier et un complément de beauté vue comme une lumière d’éternité.
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