Théâtre, Harold et Maude du 22 juin au 4 juillet

Une ode à la vie, pleine d’amour, d’émotion et de poésie !

Dis, c’est quoi le bonheur ? Pourquoi il y a des vieux si jeunes ? Est-ce que l’avenir ça fait toujours peur ?
A 80 ans, Maude a choisi, elle vit en couleurs, elle est libre et libre de tout, drôle de dame que voilà… elle ne vole pas elle «emprunte», elle ne ment pas, elle « poétise.»
A 20 ans, Harold lui s’ennuie, drôle d’oiseau celui là… spécialiste des faux suicides, histoire qu’on s’intéresse à lui.
C’est le début de l’aventure… Une fleur, une pirouette, un harmonica, elle et lui et tout est dit…
Humour, poésie, légèreté, bousculent le sérieux de nos existences !
Cette furieuse envie de vivre vous contaminera certainement, qui sait ce que vous ferez en sortant du théâtre, car être vivant n’est-ce pas jouer sa vie ?

INTENTION DU METTEUR EN SCÈNE

Je cherchais à mettre en scène une pièce qui parle à tous : accessible, légère et drôle, et en même temps qui soit capable de toucher le cœur des Hommes, et qui parle de liberté et d’aliénation, d’amour et de conformisme, tant de sujets qui me tiennent à cœur ; et voilà, Harold et Maude, qui, forte de ses origines « hippies » des année 60 – 70, si contestataires, résonne encore bien étrangement aujourd’hui.

Jean-Denis Monory

LE CHOIX DE HAROLD ET MAUDE

« Beaucoup de gens aiment ça, passer pour morts. Ils ne sont pas vraiment mort mais ils tournent le dos à la vie. Ils restent assis sur les bancs du stade en regardant le match. Le seul qu’ils verront jamais. A chaque instant ils pourraient participer mais ils ne font rien… » acte I scène 11

Cette chère Maude, si légère en apparence, en réalité pèse son poids. Elle est de ces personnes rares qui viennent vous provoquer, l’air de rien, qui vous tendent en permanence un miroir implacable de vos faux-fuyants, de votre mesquinerie, parfois sans même s’en rendre compte, tellement elles sont revenues de tout et détachées d’elles-mêmes. De ces gens qui semblent puiser leur joie de vivre bien au-delà d’un épicurisme à la mode.

Pour l’Arc en Ciel, qui se fait une haute idée du théâtre et de sa mission, le choix de monter Harold et Maude de Colin Higgins, outre le besoin partagé de simplicité et de poésie, répond au désir plus profond d’inviter le spectateur à descendre vers la sérénité, la vraie, celle qui, comme Maude est revenue de si loin – elle a connu les camps de concentration et perdu son mari à la guerre – qu’elle n’a plus rien à perdre, qu’elle n’a d’alternative qu’entre désespérer de la nature humaine ou l’aimer inconditionnellement, éperdument. Aimer la Vie et la traquer instant après instant quelque soit la forme sous laquelle elle s’offre, fraterniser avec tout, s’interdire tout jugement, serait-il justifié, et permettre au « hasard » de faire irruption, de briser le carcan des habitudes, d’inviter la beauté à passer par là !

Voilà ce que fait Maude, ce que vit Maude, au nez et à la barbe de tous les bien-pensants que nous sommes, voilà ce qu’elle propose à Harold et qui va le sauver, car la fascination pour la mort et les simulacres de suicides de ce garçon désespérément «irrécupérable» et néanmoins génial, ne pouvaient être pour des yeux bienveillants, que pure provocation !

​Puisse cette pièce nous offrir une échappée du côté de notre espièglerie d’enfance, comme une furieuse envie de vivre : «… mais allez-y Bon Dieu, foncez, tant pis si ça fait mal, sinon, de quoi parlerez-vous au vestiaire ? » Acte 1 scène 11, suite.
Sophie-Iris Aguettant  –  Maude

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